TABLE RONDE "INNOVER POUR REBONDIR"

Retour en images sur la Table ronde du 109e congrès fédéral FSCF, Dammarie-les-Lys sur le thème « Innover pour rebondir » à laquelle Christophe Tassano, Directeur Général de la Semeuse a participée aux côtés de Marie-Claire MARTELPrésidente de la COFAC (Coordination des Fédérations et Associations de Culture et de Communication), et Vice-Présidente du CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental)Anne CORDIERPrésidente du CROS et de la Fondation Bénévolat Pays de Loire SPORTPDL, et Steeve LALAUS Directeur de HustleParis ; table ronde introduite par Jean FOURNIERConseiller du président de la FSCF en charge de la communication et des associations et animée par Sophia LAKHDARadministratrice de la @fonda2020.

 

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Au cours de cet échange devant les 500 congressistes présent.e.s, nous nous sommes questionnés sur les évolutions ressenties et à venir, induites par la crise sanitaire, et qui impactent durablement les associations de nos secteurs de la culture, du sport et de l’éducation populaire.

Nous avons pu ainsi présenter des leviers d'implications, les dynamiques et les actions individuelles et collectives innovantes que la semeuse a mise en place pour fédérer ses bénévoles et adhérent.e.s durant la crise.

Nous avons ensuite esquissé ensemble le visage que pourrait avoir le paysage associatif en 2030.

Alors que la crise sanitaire nous invite à nous réinventer, nous avons recensé ensemble les principaux grands enjeux du « monde d'après » pour les associations pour définir quelle place et quel rôle les associations peuvent-elles y affirmer ? Quels sont les leviers de résilience qu’elles peuvent porter pour tracer des perspectives pour la décennie à venir ? Au fil de notre réflexion, il nous est apparu évident que certaines « transitions », voire « fragmentations » - terme emprunté au politologue Jérôme Fourquet dans son essai « l’Archipel français » - que nous connaissons depuis notre entrée dans le XXIe s. sont susceptibles d’être amplifiées par la mise sous cloche de toute la population française et mondiale puis le retour à une vie presque normale, et ce, malgré la persistance et même la nouvelle flambée du virus que nous connaissons actuellement.

En effet, comme le décrivent déjà très bien les expert.e.s en prospective et sociologues (tels que Jean Viard, Jacques de Courson, Thierry Gaudin, Nicolas Baverez, la revue Futuribles…) : le télétravail, le numérique, l’exode urbain, l’urgence écologique et le développement durable, le « désenchantement » démocratique, la prise de pouvoir des territoires liés au Covid-19, … transforment nos sociétés et sont parmi les principaux enjeux structurants de demainAinsi, pour faire une référence à notre plutôt bien nommé projet associatif intitulé « La Fabrique des possible et du bien vivre-ensemble », un monde de possibles s’ouvre justement à nous, nous assurent les chercheursL’idée que le monde d’après a déjà commencé à s’esquisser a fait consensus parmi les collègues de cette table ronde puis lors de la synthèse dressée par Laurence MUNOZMaître de conférences et responsable Recherche Innovation Développement à la FSCF. A l’issue de nos travaux, nous avons conclu que c’était une chance unique dont nous devons collectivement nous saisir, association du champ de l’éducation populaire qui, en prise avec les besoins émergents, ont déjà montré toute leur agilité, leur utilité et ingéniosité durant la pandémie.

En effet, la crise du COVID-19 a agi comme un révélateur : l’aide alimentaire, l’accompagnement médico-social, la médiation dans les quartiers, l’aide scolaire, la lutte contre l’isolement et le phénomène de glissement des plus fragiles,… Autant d’actions indispensables mises en œuvre par les associations de terrain, comme la Semeuse. Cette crise a redonné une nouvelle valeur à une action humaine non marchande, et pourtant essentielle à notre cohésion sociale. Elle a démontré qu’une Nation sans société civile organisée et reconnue était un colosse aux pieds d’argile.

Loin d’être des supplétifs des politiques publiques, les associations sont donc pleinement légitimes pour apporter des solutions nouvelles aux grands défis sociaux et environnementaux qui sont devant nous.